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05-09-2010

Il y a eu le facteur Cheval, le chartrain Picassiette, le douanier Rousseau ... Le Ternois conservera-t-il la trace de son électricien Ponche ? On ne le sait pas encore.

Toujours est-il que si ce dernier paraît quelquefois avoir l'air d'errer du côté des pays de Pierrot et Colombine, c'est parce que, avec sa bonne tête de lune, il pense à sa prochaine toile

Cet électricien de métier n'a pas encore disjoncté, mais on le soupçonnerait presque de préférer le pinceau au fusible, la toile à l'ampèremètre.En fait, Jacques Ponche s'est intéressé à la peinture en 1991. A cette époque, il était comme nous tous, pêcheur devant l'Eternel, mais surtout, pêcheur au bout de la ligne, il aimait à taquiner le goujon ou la truite. Et voilà qu'à l'occasion d'un voyage en Dordogne, l'onde où tremper la ligne était trop éloignée du lieu de campement, Jacques Ponche a pris un loisir pour un autre: il s'est attelé au chevalet. Et depuis, ce sont les poissons qui sont contents, exit la canne à pêche, bonjour la palette.

C'est sans doute une certaine candeur qui fait l'essence de la peinture de Jacques Ponche. Il trouve son accomplissement dans le dessin figuratif, qu'il transcrit avec l'oeil de la simplicité.

Reste un personnage fort sympatique, celui d'un électricien-peintre saint polois qui mélange gaillardement les vocables d'artiste et d'artisan.

La Voix du Nord. Février 1995; Jean Marc Chevauché

 
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