Comment me présenter ?
Difficile exercice!
En fait, je ne suis qu'un liseron...
petite graine semée au hasard il y a quelques années,
au pied de la clôture d'un jardin d'ouvrier.
Une mauvaise herbe... soit...
Mais si vous la regardez d'un peu plus près,
Si un jour vous vous y intéressez,
Vous découvrirez une fleur sauvage et fragile.
N'essayez pas de la cueillir, elle fanerait très vite,
N'essayez pas de la cultiver,
Laissez la vivre,
Laissez la s'épanouir,
Laissez la respirer,
Alors peut-être, si vous êtes très patient,
Et si vous insistez vraiment,
Vous découvrirez une mauvaise herbe,
Enroulée autour d'un grillage rouillé
Pour y déceler des trésors cachés
Qu'elle vous invitera à partager
Jacques a dit : "Fais plus simple"
Je m’appelle Yvelise Ponche, née en 1959, mariée à Jacques ci-dessus mentionné, et maman de trois grands enfants.
Lorsque j’étais petite, mon père travaillait à la Maison de la Culture d’Amiens. Dans le vaste hall, où se tenaient régulièrement les expositions, mon imagination vagabondait au fil des formes et des couleurs.
Vers l’âge de huit ans, mon instituteur nous projetait des diapositives au tableau et nous expliquait avec passion, les lignes, la construction, la lumière….Trop de questions sans réponse …
A mon père, à Monsieur Théry, je dois « l’éveil »…
J'ai grandi, rencontré l'homme de ma vie, élevé mes enfants... jusqu'au jour où, désœuvrée pendant les vacances d'été, les pinceaux et les gouaches des garçons sur la table de camping, j'ai peint sur un petit morceau de bois.... Le résultat m'a plu !
C'était dans les années 90 !
Comme tout le monde, au début, je barbouillais. Puis j'ai suivi les conseils de ces livres de "loisirs créatifs"... il m'en fallait plus...
J'ai travaillé l'aquarelle avec Nadine Legrand et Pierre Voisin. Puis l'huile et l'acrylique avec Jean Claude Minneboo à Hazebrouck.
A Nadine, à Pierre, à Jean-Claude, je dois" la découverte "...
En 1998, la MJC de Saint Pol ouvre une section "Arts Plastiques" avec Alain Dimpre, où l'essentiel était "que chacun y trouve son plaisir, à son rythme et à son niveau. Ce petit "club" s'est vite trouvé à l'étroit dans les locaux, et nous avons créé l'association ART-Pa entre 2003 et 2008 Pendant dix ans, j’ai essayé de suivre les traces de ce grand artiste, à qui je vouais une admiration sans bornes. Il m’avait entrouvert une porte.... Je n'ai pas osé entrer, j'ai tout abandonné et je me suis enfermée.
A Alain, je dois "les questions"....
Mais parce qu'un liseron repousse toujours, c'est auprès de Jacek Hazuka que j'ai repris espoir. Ce n'est qu'à partir de ce moment que j'ai commencé à chercher mes réponses....
A Jacek je dois "la recherche de mon propre chemin"…
Aujourd’hui, je poursuis inlassablement ce chemin, à la recherche de l’insaisissable, aux côtés de Piet Herzeel et de Théro. Chaque jour de mon existence, je noirci mes carnets, encore et toujours, je dessine, je croque, je peins, je me bat...
A Piet, à Théro, je dois « l’apprentissage de mon métier »…
Mes toiles parlent de souvenirs, de moments d'émotion que je cherche à fixer à tout jamais dans ma mémoire. Je ne souhaite pas expliquer, mais simplement exprimer, inviter votre regard au dialogue, dans le silence d'une rencontre.
Liseron : plante particulièrement volubile se fichant un peu de son environnement qu’il colonise avec force et conviction pour épanouir ses délicates fleurs et donner ainsi un air de fête, de joie, sous le soleil d’été.
Les convolvulacées (non, ce n’est pas un gros mot) se cachent l’hiver mais développent secrètement leurs multiples pousses qui donneront autant de charmants tableaux lorsqu’ils décideront de les exposer.
Les Yvelise font partie de cette famille et, donc, colonisent avec conviction leur environnement, quel qu’il soit, et rien ne peut les en empêcher. Elles sont un exemple pour ceux qui baissent les bras dès qu’ils sont embarrassés.
Il est impossible d'arrêter le développement du liseron sauf à l'arracher et c'est encore aléatoire car il reste souvent un petit quelque chose qui repart de plus belle !